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Un Modèle de Leadership Inspirant dans les Transports Maritimes

 Interview Dani Abla AKAKPO

C'est une jeune femme pétrie de talents et très engagée pour le leadership féminin. Elle a démarré sa brillante carrière à Lomé, au Togo au sein d'une multinationale anglo-saxonne, puis a réussi à construire son ascension avec efficacité et #excellence.

 

Dani Abla AKAKPO est une leader confirmée dans le secteur des transports maritimes, qui porte une vision au delà du continent et dont l'ambition est de faire de l'inclusion du genre un modèle de leadership au sein des entreprises privées.

 

1- Qui est Dani Abla AKAKPO? 

Je suis Dani Abla AKAKPO, une professionnelle de l’industrie du transport qui totalise plus de 15 ans d'expérience dans le transport maritime, et la logistique.

 

J’ai fait mes armes au sein du groupe A.P. Moller-Maersk ; leader mondial en transport maritime. Mon parcours professionnel a couvert différents domaines d’activités dans le secteur notamment le transport intermodal, le volet commercial du fret maritime et les services connexes.

 

Je suis titulaire d’une maîtrise en Commerce International de l'Université de Dunkerque et un Executive Msc Finance d'EM-LYON en France. Mes domaines d'expertise comprennent donc non seulement le management, la stratégie commerciale, mais aussi le leadership féminin, à travers des formations que je donne dans le cadre des conférences appelées "Relooking masterclass". Ne vous fiez pas trop au terme relooking car cela n'a rien à voir avec la beauté physique et externe des femmes. En effet, au travers des masterclass, nous aidons et accompagnons les femmes à changer leur mindset sur la carrière professionnelle, les soft skills etc... En un mot, nous leur donnons les clés pour réussir une belle carrière professionnelle.

 

J’ai rejoint la société Togolaise d’Affrètements et d'Agence de Lignes (TAAL - SA) en tant que Directrice Générale en Mai 2018. Nous opérons  dans la consignation de navires minéraliers, le courtage, le transit, le groupage/dégroupage ; Le transport terrestre du port de Lomé vers les pays enclavés (Niger – Burkina – Mali).

 

En Février 2021, je succède à M. Edem Kokou TENGUE et prend la tête de l’association des professionnels des compagnies de navigation et consignation de navires au Togo (NAVITOGO) partenaire incontestable dans l’industrie du transport maritime auprès des autorités Togolaises , et vitrine de l’économie bleue auprès des institutions privées, publiques et parapubliques.

 

« Mon ambition est d’être une ambassadrice de l’inclusion du genre au sein des entreprises du secteur privé au Togo et ailleurs. »

 

2- Qu’est-ce qui vous a motivé à intégrer l’environnement de la logistique, longtemps qualifié de domaine réservé à la gent masculine ?  

Je n’ai pas particulièrement choisi ce secteur. J’ai eu une opportunité d’emploi au sein de la multinationale A.P. Moller-Maersk , et j’ai compris que c’était un domaine passionnant ; un corps de métier comme un autre dans lequel je pouvais faire carrière. Il fallait après travailler d’arrache-pied pour y trouver ma place en étant préparée à saisir les opportunités qui s’offraient à moi sur le chemin.

 

3- On remarque une faible présence des femmes dans l’industrie de la logistique, à votre avis quels en seraient les facteurs, au regard de votre expérience ? 

Eu égard à mon expérience, je pense que c’est une méconnaissance du secteur. Longtemps le domaine du transport a été assimilé à des dockers portant des charges lourdes dans un environnement portuaire; environnement qui sied plus à la gent masculine dans le subconscient collectif.

 

Je tiens donc à préciser que l’industrie de la logistique et du transport maritime est nettement plus que cela. C’est un secteur avec des corps de métiers différents, mais avant tout c’est un métier de services comme un autre.

 

4- On constate une faible représentativité des femmes à des postes stratégiques de décisions dans l’industrie logistique. Quels sont les challenges que vous aviez dû relever pour connaître cette ascension ?

On remarque très peu de femmes dans le secteur même en général et pas uniquement au niveau managérial.

 

«  Le principal challenge est définitivement « le syndrome de l’imposteur ». »

Tout le monde ne s’attend tellement pas à voir de femmes dans ce secteur, que certains doutent de nos compétences à gérer la chaîne logistique et encore moins à diriger une équipe composée majoritairement d’hommes. Mais ces doutes sont rapidement dissipés devant les résultats obtenus, et par l’excellence dans le travail fourni.

 

 5- Pour conclure, si vous aviez 3 conseils à donner à l’endroit des femmes en Afrique qui rencontrent des difficultés à progresser dans leurs carrières dans le domaine de la supply chain, quels seraient-ils?

  • Développer de la résilience et construire de pleine conscience son branding dans cet environnement à dominance masculine (Personal Branding)
  • Acquérir constamment de nouvelles connaissances dans le domaine afin d’avoir une expertise. (Performance et Expertise)
  • Faire de la construction de son réseau professionnel un fer de lance pour sa carrière (Connectivity – Network)

 

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